La seule chose que je sais, c'est que je ne sais rien

Socrate disait « la seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien ». Montaigne, quant à lui, paraphrasait sensiblement cette même posture en disant qu’un homme intelligent est un homme qui doute.

Sur la base d’enseignements sociaux, scientifiques et techniques, les chercheurs ont d’abord fondé leurs expériences sur des calculs, des raisonnements et des hypothèses. Pour autant, de grandes découvertes, des avancées majeures en termes de recherches scientifiques ont été confirmées par le vécu et la mise en situation.

Archimède, Galilée ou encore Newton ont tous trois mis à jour des lois, des théories sur la base de leurs expériences. Il n’est pas de scientifique qui ne puisse aboutir sans avoir, a minima, une posture d’ouverture.Le questionnement, la non-certitude, admettre que l’on peut se tromper sont les moteurs qui ont amené ces génies à se remettre sans cesse en question.

Ne pas formater son cadre de pensée, dépasser ses a priori, voilà ce qui leur a permis d’arriver à la révélation. Le génie s’est trouvé à vivre une expérience pour penser autrement.
« Archimède dans son bain, Newton avec sa pomme… ».

A partir de ce postulat, il est facile de faire le parallèle avec le conditionnement évident de notre Ssociété dans le cadre de son rapport à l’autre, à l’individu. Ce qui n’est pas vécu, ce qui relève de l’a priori est condamné par peur, par ignorance, par méconnaissance.

A priori, du latin, par abréviation de a priori ratione, qui signifie par une raison qui précède (sous-entendu par l’intuition). En philosophie, une connaissance a priori est une connaissance logiquement antérieure à l’expérience. Cela s’oppose à une connaissance a posteriori, empirique, factuelle, à ce qui est « issu de l’expérience ».

L’idée est que notre comportement à l’égard de la différence, de l’autre qui ne nous ressemble pas, est construit sur ce que nous entendons mais pas sur ce que nous vivons. Nos a priori envers les personnes différentes de nous, érigent ainsi des murs stigmatisant des comportements contre lesquels il est nécessaire d’évoluer.

Sortir du cadre, penser autrement, admettre que l’on peut se tromper, telle est la finalité d’une communication réussie pour mieux appréhender la différence.